L’Effet papillon
Le printemps ne pointant pas le bout de son nez assez rapidement à mon goût, je décide de forcer un peu les choses en allant cet après-midi au Jardin Botanique. A vrai dire, l’évènement « Papillons en liberté » avait depuis quelques temps attiré mon attention. Et puis en m’y rendant en semaine, j’évitais les hordes d’enfants, les poussettes et les « papaaa regarde le papillon !!!! », renommant ainsi la journée « enfants en liberté ».
Je me balade donc en premier lieu dans les différentes serres du jardin (10 au total), chacune d’elle abritant des plantes typiques d’une région ou d’un climat : la forêt tropicale humide, l’hacienda (pour les cactus), la serre des orchidées, la serre des fougères, les bonsaïs etc. La température monte enfin lorsque j'entre dans la serre aux papillons (24°C) car nos charmants lépidoptères ont besoin de chaleur ! Et là, comme dans le pays merveilleux des contes de fées, un papillon se pose sur ma main pour me souhaiter la bienvenue. Mais pas un vieux papillon de nuit qui grille sur nos lampes les soirs d’été ! Un beau papillon blanc et noir, élégant et majestueux (non, je n’en fait pas des tonnes). Des centaines d’autres volent autour des plantes et des visiteurs, de toutes les formes, de toutes les tailles et de toutes les couleurs (les papillons, pas les visiteurs). Je retombe un peu en enfance, m’émerveillant à chaque fois que je repère une nouvelle espèce. Et puis avouez quand même qu’au royaume des insectes, les papillons sont rois. Je quitte les lieux pour me diriger ensuite vers les différents jardins à thèmes. Malheureusement la nature ne s’est pas encore réveillée et le jardin a triste mine. Je m’arrête tout de même au jardin chinois et félicite le travail des architectes car il est très semblable aux jardins que j’ai pu visiter en Chine. Je clôture ma visite en allant faire coucou aux mygales, scorpions, scarabées et autres phasmes de l’insectarium…et j’en conclue que les papillons me font un bien meilleur effet.