« Tu veux-tu connaitre le québécois ? »
Je sais bien que vous l’attendiez cet article ! J’étais aussi impatiente que vous d’entendre mes premières expressions et si ça peut vous rassurer, il y en a « en masse » ! Même si on partage la même langue, j’ai souvent eu des difficultés à comprendre les québécois. Quelques fois un même mot prononcé en France peut avoir une tout autre signification ici !Exemples :une liqueur : au Québec = une boisson gazeuse ou : des bleuets au Québec = des myrtilles.
D’un point de vue personnel, j’ai l’impression que les relations sociales sont plus décontractées ici. Au Québec, le tutoiement est très répandu. Ne soyez pas surpris si dans les magasins ou à la banque les employés vous demandent : « Bonjour, comment vas-tu ? ». Ma première réaction à ce genre d’évènement : « heu…ça va bien merci…et toi…heu… et vous ça va ?... »…Et là on se sent un peu bête ! Mais on s’y habitue très vite (au tutoiement, pas à être bête). Ici on ajoute des « tu » aux phrases : « T’en veux tu ? » « Tu m’écoutes tu ? », on « déjeune » le matin et on « dîne » à midi, on dit « c’est écœurant » quand c’est génial, on dit « pis » à la place de puis et on ponctue ses phrases avec des « t’sais ». La prononciation des mots est aussi un petit peu différente, mais ça vous le saviez déjà (il suffit d’écouter parler Céline Dion et son mari R’néééé).
Et les jurons dans tout ça ? Chose plutôt surprenante, ils proviennent tous du vocabulaire religieux. Attention, ils ne se disent pas à la légère, on ne jure pas aussi facilement ici ! Quelques sacres à prononcer tout bas : tabarnak, baptême,câlisse, ostie, sacrament.Une chose est sûre ici en tout cas : c’est moi qui ai un accent, pas les québécois. Cette différence linguistique me permet de plonger au cœur de la culture québécoise. Finalement, c’est comme apprendre une langue étrangère ou un patois local…et pis t’sais c’est tell’ment positif lô.